Mode, nouveauté et propagande
Naître, c'est ouvrir un livre, sans titre ni chapitres.
Livré aux viles mains plumées d'intentions,
ses mots peuvent devenir logos.
Le crédo de la publicité(à but lucratif), en trois mots : appartenance, bonheur et diktat.
S'il y a bien quelque chose en ce monde que je haïs vraiment, et qui me persécute directement chaque jour, c'est bien ça - la publicité, sa ligne directrice et son despotisme.
De nouveau selon une formule par trois, voici les principales voies de la vocation publicitaire :
Les tendances
La publicité nous présente véhémente et en primeur les couleurs des tendances préparées sur mesure pour le consommateur. Que ce soit à la télévision, dans les journaux, à bord des autobus, sur les vêtements (par la simple apparition d'une griffe) etc...Bref, ce qui est considéré à-la-mode est partout, donc l'influence est omniprésente.
Impossible de l'éviter, simplement possible de la critiquer, au mieux, et de ne plus la considérer capitale. Ne plus être manipulé par sa présence et vivre ses achats librement.
Cependant, la tâche est ardue car les messages véhiculés implicitement nous évoquent de la suivre. Que c'est utile mais surtout essentiel. Sinon, une privation de bons sentiments s'en suivra. De même qu'une carence en son besoin d'appartenance. La privation d'une "cool" identité, d'un lien avec la masse et d'une reconnaissance sociale. Le cas contraire entraînant une forte coercition à jugements muets et la classification en tant que minorité visible.
L'aumône du bonheur
La nouveauté est toujours un critère misé par les publicités. Elles annoncent ainsi ce qui est neuf, fraîchement industrialisé ou pensé, sinon ce qui le deviendra bientôt. Évidemment, ce qui est frais se doit de nous intéresser, voire de nous rendre heureux. C'est pourquoi il est impératif que nous en soyons informés (bombardés) chaque jour et à chaque endroit.
Ces "cadeaux" représentent d'une façon ou d'une autre l'obtention du bonheur. Un bonheur plus souvent qu'autrement matériel, inévitablement compensatoire. Une alternative économique en temps, permettant d'endurer par boost le poids d'un assujettissement quotidien.
La dictature
L'oppression se fait dès les premiers regards posés sur l'environnement. À cinq ans, un bébé aura déjà les couleurs et le logo de Mcdonald, probablement aussi le goût, étampés dans le corps. Et dans le coeur. À vie, il saura ce que c'est.
Des gens, spécialisés en psychologie, marketing, publicité et immoralité s'acharnent à cet effet de la préservation/création d'une mentalité de consommateur. Ils "éduquent" leurs sujets à devenir de parfaits rouages pour leurs industries et s'assurent d'une prospérité à long terme. Ce sont les plus grands mafieux; pédophiles et tueurs en séries de la jeunesse.
La publicité, ce n'est pas une proposition, ni une sollicitation, c'est un fléau!