Pensée Saisonnière

Publié le par M&M

 Elle m'apparaît soudainement

 

Sans crier gare, sans s'annoncer

Par la dureté de ses larmes conceptuelles

En abondance

Je ressens le tout, tout simplement

Une vilaine dictature incrustée

Mère d'une noire conscience

Intrinsèque

De l'intérieur, demeure incontrôlable

De l'extérieur, indiscernable

Je me vois maîtrisé aveuglément

Dirigé par le vide

Obscur

Par une force puissante de mon impuissance

Complice d'une absence de sens

De mon regard dépourvu

La tyrannie se perpétue

Et j'en suis le spectateur comateux

Qui s'interroge insatiablement

Seul, telle une branche sans feuille

Tel un condamné sur le seuil

En hâte du jour

De ma renaissance dans les joies d'une autre saison

Vais-je mourir du spectre d'un malheur éphémère ?

Je ne cesse de me blâmer, mâcher l'illusion

De m'affaiblir, oublier la vie

Sur la route parallèle et effrayante

Aux abords de la mort psychologique

Et je crains ainsi

Le décès de mon être

Avide de clarté

Dans une attente ténébreuse

Pénible

Incohérente

Intense

Interminable

Inimaginable

Jusqu'au temps

Ou le magnifique, l'incroyable spontané

Cicatrise le temps d'une saison

La plaie béante de mon âme

D'une nouvelle pensée

S'élargissant d'innombrables liens

Pour m'y dévoiler l'ensemble de son recueil

Et en subjacent

L'oubli.

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Publié dans PoÈmes

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